Budget 2019 Val-David: incapacité à réduire les dépenses

Deuxième partie de l’analyse et la critique de Jean-Claude Rocheleau concernant le budget municipal 2019. Cette partie fait surtout référence aux dires de la municipalité, selon laquelle il n’y a rien à faire avec les incompressibles. Rappelons que les incompressibles représentent 86% des dépenses de la municipalité.

LETTRE OUVERTE

Bonjour chers citoyens et chères citoyennes,

Lors de la présentation du budget 2019, la mairesse a mis, sur le dos des dépenses incompressibles, le fait que le conseil ne peut rien faire pour couper dans les dépenses.

Pourtant, il y avait des moyens d’éviter certaines dépenses incompressibles si la mairesse, alors qu’elle était conseillère (responsable des finances), était intervenue sur certaines choses. Voici une situation qui aurait pu être changée. Tout d’abord, rappelons-nous qu’en 2018 la mairesse a décidé de ne plus faire publier, dans les journaux, les avis publics afin de couper dans les dépenses de la municipalité.

Lors d’une séance du conseil, j’ai demandé d’annuler l’entente avec le journal Ski-se-Dit afin d’économiser près de 20 000 $/an. La réponse de la mairesse fut : impossible d’annuler, puisque la municipalité a une entente avec ce journal. J’ai donc demandé, via l’accès à l’information, de m’envoyer les ententes entre le journal et la municipalité de 2014 à aujourd’hui.

Surprise ! Les ententes des dernières années étaient toutes pour des périodes d’un an, sauf celle de 2017 qui a été faite pour une durée de trois ans. Il faut se questionner sur le pourquoi en 2017, juste avant les élections, on a signé une entente de trois ans ? Que voulait faire le conseil en signant cette entente de trois ans avant les élections ?

De plus, dans les ententes avec le Ski-se-Dit, il y a une clause d’annulation de contrat pour le journal, mais aucune pour la municipalité. Pourquoi ? Voilà ce qui explique la raison pourquoi la mairesse a les mains attachées et que nous ne pouvons pas faire des économies (d’environ 60 000 $ sur trois ans) dans les dépenses de la municipalité. Pourquoi les conseillers de 2017 ont laissé passer ce renouvellement d’entente de trois ans sans le dénoncer ? Ne pas avoir mis de clause d’annulation pour la municipalité est de la très mauvaise gestion.

Ceci doit surement être dans les dépenses incompressibles que la mairesse dit qu’elle ne peut rien faire versus le budget de 2019. Si elle était intervenue en 2017, lors du renouvellement sur la durée d’entente de trois ans versus un an dans le passé, nous aurions été en mesure de réduire ces dépenses.

Il faut faire de la gestion en bonne mère de famille, car il s’agit de notre argent et de nos taxes.

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