Ce qui ne se dit pas đŸ€

Photo de couverture Tisseur entrepreneur général

LETTRE OUVERTE

Par: HĂ©lĂšne Meunier

Voici la réaction de madame HélÚne Meunier, résidente du Havre de Val-David qui dénonce les propos de madame Gabrielle Messier parus dans le Ski-se-Dit de février 2020, «La maison de retraite», lequel lui a refusé un droit de réplique:

L’article de Gabrielle Messier dĂ©crit une visite au Havre et sa vision de la vieillesse.

La lettre de madame Meunier est signée aussi par 18 personnes résidentes du Havre.

L’équipe du journal LE ZigZag a dĂ©cidĂ© de donner la parole Ă  madame Meunier, car elle trouve tout Ă  fait juste sa rĂ©plique et son point de vue.

En effet, Grabrielle Messier commence son article en donnant une dĂ©finition de Retraite : Ă©tymologiquement, selon le CNRTL (Centre de ressources textuelles et lexicales), du verbe retraire : se rĂ©trĂ©cir, se contracter, se tenir Ă  l’écart, se mettre Ă  l’abri; renoncer Ă , tirer vers l’arriĂšre.

PrĂ©cisons que la municipalitĂ© est membre de la MADA et que le Ski-se-dit, reçoit une trĂšs belle subvention d’environ 20 K payĂ© en partie par les citoyens. Ces derniers ne devraient-il pas pouvoir donner un droit de rĂ©plique quand le journal publie des faussetĂ©s ou des articles d’opinion?

Mais, nous laissons madame Meunier exprimer son opinion. Notez que tous les passages de son texte en caractĂšre gras correspondent Ă  des extraits de l’article de madame Messier. Voici ci-dessous la lettre de cette citoyenne. HĂ©lĂšne Meunier, de Val-David.

«J’ai appris avec surprise que le fait de vivre dans une maison de retraite veut dire se mettre Ă  l’abri et Ă  l’écart, renoncer et rĂ©trĂ©cir, rester assis en se berçant.  Un peu plus loin dans le texte, elle dit laissons-les Ă  leur renoncement, ces retraitĂ©s en rĂ©sidence, tenons-nous-en Ă  l’écart, justement
. Oh! Quel dĂ©dain !!!

Je demeure au Havre, les appartements sont beaux, la salle communautaire est superbe avec vue sur la forĂȘt de feuillus et de conifĂšres et, l’étĂ©, il y a des amĂ©nagements floraux. MĂȘme les chevreuils nous rendent visite pour le plaisir de tous. Il est vrai qu’une vue sur la riviĂšre serait apprĂ©ciĂ©e, mais ces arbres protĂšgent le terrain d’érosion et sont essentiels pour l’écologie – c’est pas mal important. Il y a aussi un petit salon au deuxiĂšme Ă©tage oĂč on se rencontre en fin d’aprĂšs-midi pour l’apĂ©ro – oui, nous buvons vin, biĂšre, thĂ©, cafĂ©, etc. -ou on discute, on se raconte des blagues, on rit et on s’amuse. Il n’y a pas de silence de censure consentie.  L’étĂ©, l’heure de l’apĂ©ro se dĂ©roule autour de la balançoire. Des bibliothĂšques sont accessibles dans ces deux salles avec un choix diversifiĂ© – il faut bien faire travailler notre cerveau pour qu’il ne rĂ©trĂ©cisse pas.

Bien sĂ»r, il peut y avoir des siestes – ce qui est bon pour la santĂ©, mais la plupart des personnes sont trĂšs actives : ski, golf, marche, vĂ©lo, bĂ©nĂ©volat et oui, je sors tous les jours que la journĂ©e soit belle ou maussade et je ne suis pas la seule.

Beaucoup d’entraide : aider quelqu’un Ă  monter un meuble, installer un nouveau tĂ©lĂ©viseur, rĂ©gler des problĂšmes d’informatique, amener quelqu’un chez le mĂ©decin, l’hĂŽpital, Ă©couter et tenter de trouver des solutions aux problĂšmes.

Nous avons aussi des activitĂ©s, YUM, Pay Me et Joke-R-ummy. D’autres jeux sont disponibles dans la salle communautaire : DoctoRat, etc. Des dĂźners et soupers sont organisĂ©s en toute simplicitĂ©, chacun payant sa part et les tables sont montĂ©es et dĂ©corĂ©es avec goĂ»t par notre dĂ©coratrice en chef qui dĂ©core Ă©galement les aires communes selon les saisons ou les Ă©vĂ©nements et les rend chaleureux.

Les corridors servent surtout Ă  se rendre quelque part. Les mains courantes sont trĂšs utiles pour certains rĂ©sidents, l’éclairage est suffisant et, enfin certaines entrĂ©es de port ont Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©es de façon chaleureuse selon la personnalitĂ© de tous et chacun.

Quant au stationnement surdimensionnĂ©, je ne sais pas ce que madame Messier veut dire, Si elle trouve qu’il y a trop d’espace de stationnement, je l’informe qu’à Val-David, un stationnement est requis pour chaque logement et comme il n’y a pas de service d’autobus, une voiture est nĂ©cessaire. Par contre, si elle trouve qu’ils sont vides, c’est justement parce que les gens ne restent pas assis dans une chaise berçante, mais vaquent Ă  leurs diverses occupations.

J’aurais aimĂ© une rencontre avec madame Messier avant qu’elle Ă©crive son article pour lui faire visiter notre milieu de vie et parler avec les rĂ©sidents. Son opinion sur nous aurait sĂ»rement Ă©tĂ© diffĂ©rente.»

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