C’est pas grave

LETTRE OUVERTE

Par: Francine Hamelin

Val-David demeure un monde à «chars», avec toute la pollution que ça amène. Je constate encore une fois que rien n’a changé, cortège de gros «chars» chers, touristes qui prennent tout la place (car il est évident que ce village souffre d’hypertourisme). Le vert est ici un mince vernis, un miroir aux alouettes, une apparence, un mot qu’on utilise pour cacher la dégradation constante de notre environnement.

Venez profiter du plein-air! Et venez toujours plus nombreux nous asphyxier avec vos «chars»!

Mais c’est pas grave, on est «vert»!

Et que dire des conducteurs sinon que la plupart continuent à considérer que les arrêts et les limites de vitesse sont en option. Le 30 km/h qu’à peu près personne ne respecte, les enragés qui se collent à mon pare-chocs (il y en a même un qui me faisait des appels de phares parce que je n’allais pas assez vite à son goût). Je risque à tout bout de champs de me faire rentrer dedans parce que trop de gens ignorent les arrêts. Depuis que le ponceau sur le Chemin de la Rivière est fermé, ma rue Sainte-Olive est une piste de course, ça fait 4 ou 5 ans que la situation perdure et pendant tout ce temps la municipalité n’a absolument rien fait pour ralentir la circulation (les dos d’âne ça existe!), je crois bien qu’ils s’en foutent royalement!

Mais c’est pas grave, on est «vert»!

Et n’oublions pas les cyclistes, je n’en vois aucun faire d’arrêt, ils ignorent allègrement les passages pour piétons et circulent souvent sur les trottoirs, mais ils vont chialer contre les automobilistes!

Est-ce le village que nous voulons, un lieu où les citoyens paient des taxes de plus en plus élevées pour avoir de moins en moins de place, un beau décor pour touristes où il fait de moins en moins bon vivre?

Mais c’est pas grave, on est «vert»!

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