Comment allez-vous?

La pandémie donne lieu à de continuels changements à tous les niveaux de l’existence des individus et des sociétés qui y sont confrontés.

L’amygdale en folie

Le cerveau n’aime pas le changement. Il y perçoit une menace à son fonctionnement.    En pareil cas, l’amygdale, ce noyau de neurones au cœur du cerveau limbique, enclenche le processus de défense du corps et active l’ensemble des réactions au stress : attaque, fige, fuis.

Dans son effort pour s’adapter, le cerveau cherche à évaluer l’intensité et la nature du danger et à mobiliser les ressources nécessaires pour retrouver son équilibre. Aussi étrange que cela puisse paraître, l’anxiété et la détresse, qui ont connu une hausse alarmante depuis le début de la pandémie, sont en fait la preuve que le cerveau cherche à retrouver son équilibre, mais que pour l’instant, il n’y parvient pas.  

Comment réagit-on au changement?

À des fins de simplification, on peut regrouper les réactions au changement en trois catégories que l’on peut disposer sur un continuum.

La résilience

Au centre du continuum, on retrouve les gens résilients. L’individu résilient est en mesure de retrouver assez rapidement le niveau de fonctionnement qu’il avait avant les événements qui ont bousculé sa vie. Télétravail, soin des enfants, port du masque, distanciation sociale, modifications au fonctionnement de l’entreprise, rien n’est venu à bout de leur enthousiasme.

Les difficultés psychologiques

À l’extrême gauche du continuum, on retrouve les gens qui n’arrivent pas à s’adapter aux changements. Ils développent des problèmes de santé physique ou mentale plus ou moins importants. Troubles du sommeil, troubles anxieux et troubles de l’humeur sont largement répandus dans la population. La recherche nous apprend que plus une personne est fragile et plus elle est touchée de près et de façon importante par un événement tragique, plus elle risque de développer des difficultés psychologiques dont le fameux stress post-traumatique.

La croissance post-traumatique

À l’extrême droite du continuum, on retrouve les gens qui font l’expérience d’une croissance post-traumatique. Non seulement ces derniers parviennent à s’adapter aux changements vécus, mais ils réussissent en plus à retrouver un niveau de fonctionnement supérieur à celui qu’ils avaient avant.  

Ces gens en viennent souvent à apprécier leur vie plus que jamais. Ils tendent à voir leurs relations interpersonnelles se transformer et devenir plus intimes et plus chaleureux. Ils ont le sentiment de devenir des personnes plus fortes, plus solides. Nombreux sont ceux qui découvrent de nouvelles possibilités, des chemins qu’ils n’avaient jamais envisagés parcourir avant le trauma. Enfin, la croissance post-traumatique donne souvent lieu à une forme d’éveil spirituel où l’individu acquiert le sentiment de faire partie d’un tout plus grand que lui.

Certains ont carrément profité de la pandémie pour se réinventer. Je ne parle pas ici de ceux qui profitent du malheur des autres pour augmenter les coûts des produits et services ou pour frauder allégrement les âmes vulnérables. Je pense plutôt à toutes ces entreprises qui ont modifié leur chaîne de montage pour créer des produits utiles à la lutte à la pandémie. Je pense aussi à ceux qui en ont profité pour faire passer leur entreprise à l’ère de la technologie.

Sur le plan personnel, nombreux sont les individus, les couples et les familles qui ont profité du ralentissement du rythme de vie pour prendre davantage soin d’eux et des leurs. Pour revoir leur mode de vie et s’inventer une vie meilleure.

On peut toutefois se demander ce qu’il restera de tout cela quand la poussière sera retombée.

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Une mine d’or d’informations qui ouvre les portes du mieux-être.

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