Côté santé, la femme n’a pas dit son dernier mot!

Chères lectrices, chers lecteurs, 

En tant qu’homéopathe et naturopathe le sujet « Les femmes et la santé » sur lequel on m’a si gentiment demandé de m’exprimer est au cœur de ma raison d’être et de ma connexion avec les individus qui m’entourent. C’est un désir qui bouillonne depuis de nombreuses années que celui d’écrire sur le concept de bien-être, de santé globale et d’expérience humaine.  

Les femmes et la santé! Ces deux mots valent la peine d’être explorées afin de mieux comprendre le lien qui les unit depuis plusieurs millénaires. Comment se fait-il que la femme soit imbriquée dans l’univers de la santé depuis toujours? J’aime bien utiliser la symbolique et les archétypes pour amorcer une réflexion, car ils font abstraction du temps. Ce sont des « formes » universelles qui transgressent le temps et l’espace! La femme est intimement liée à la Mer et à la Terre qui sont en soi des réceptacles et des matrices de la vie! Au travers elle, c’est la force vitale universelle qui se manifeste, et qui est nourrie, développée et maintenue.

La femme est au cœur de la vitalité du nourrisson qu’elle a créé (pas seule, j’en conviens!) puis, qu’elle nourrit pour assurer sa croissance et son développement. Cette capacité exclusive à la femme d’enfanter est accompagnée la plupart du temps de caractéristiques symboliques de la Mère divine, figure de l’instinct et de l’harmonie ainsi que de l’amour pur et inconditionnel : la réceptivité, la tendresse, l’empathie, la protection, l’amour, l’écoute et le don de soi. 

Ces caractéristiques sont associées au yin, ce principe féminin qui place la femme au cœur de la santé individuelle et familiale, celle des proches et, plus largement, celle de la société.

Mais, là où existe le yin, existe également le yang, le principe masculin. Ceci est représentatif de l’opposé du yin, des attributs nécessaires au bon équilibre autant chez l’homme que la femme.

En fait, sans cette polarité du yin, la femme n’aurait pu exceller comme elle a su si bien le faire : sang-froid, décisions raisonnées, gestion des priorités et capacité à trancher. Ces éléments  liés au yang, jumelés aux qualités yin innées de la femme expliquent ce succès! Donc, je dis merci yin et merci yang! 

Mais, qu’en est-il de la place accordée aux femmes? Historiquement, cette place n’était pas stable, mais semblait être influencée par les réalités sociales, politiques et scientifiques de leur époque. Jusqu’à la fin du Moyen-âge, la femme occupait une place centrale dans le maintien de la santé et du bien-être de la communauté en étant responsable de l’ensemble des soins et des traitements prodigués.

En effet, soins et traitements faisaient partie d’un tout dont l’objectif ultime était le retour à la santé. C’est par les femmes que les connaissances et les recettes furent transmises de génération en génération. Ce n’est qu’au début de la Renaissance que la médecine allait s’éloigner de plus en plus de l’art de soigner. Conséquemment, un clivage apparut entre traitements et soins où les traitements allaient devenir l’affaire de la médecine et les soins, l’affaire d’un service dispensateur de soins. C’est ainsi que la femme fut exclue des lieux de formation de cette nouvelle médecine – médecine de traitements –, jugée plus savante et plus rationnelle. 

L’art de prendre soin est donc devenu l’affaire des femmes, une place omniprésente aujourd’hui dans toutes les sphères de la société. Ce sont les femmes en très grande majorité qui prodiguent les soins soit en tant que bénévoles au sein de groupes d’entraide et d’organismes communautaires, ou de professionnelles qui œuvrent sous les titres d’infirmière, de médecin, de thérapeute holistique ou recourant aux médecines douces.  

Les nouvelles définitions de santé, médecine et soins favoriseront-elles la place de la femme dans le futur? Il semble que nous progressions dans ce sens! Selon le Collège des médecins, il y a plus de femmes que d’hommes médecins au Québec1. De plus, la définition de la Santé retourne à ses racines d’avant le clivage, là où régnait la présence féminine, pour revenir à une compréhension plus holistique de l’être humain.

C’est de nouveau la complémentarité, l’interdépendance et la globalité qui triomphent de plus en plus! Peu sont étrangers aux pratiques populaires du yoga, de la méditation, des applications ayurvédiques et du concept « un esprit sain dans un corps sain ». Le phénomène de la globalité est passé au-delà du « macro » vers le « micro », du « visible » vers « l’invisible », c’est-à-dire vers ce qui se trouve à l’intérieur, à la source énergétique la plus infime.

On recherche, expérimente et travaille maintenant avec l’art du subtil! Oui, vous avez bien lu! L’invisible et le subtil sont la nouvelle science de l’infiniment petit, la science du futur! Ce sont par les avancées dans la médecine quantique que nous est révélée (enfin!) la réalité de la force de l’infiniment petit qui s’opère au niveau énergétique des champs quantiques, si longtemps débattue et utilisée par les membres de la communauté holistique tels les acuponcteurs et les homéopathes. Croyez-le ou non, ces réalités du « caché » et de « l’invisible » sont étroitement liées au yin féminin! De toute évidence, la femme n’a pas dit son dernier mot!  

Pascale Gannon est homéopathe, naturopathe et mère de trois enfants. Homeopathielaurentides.ca  

Gannon Pascale (pasgan70@gmail.com

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