Familles aux enfers !

L’ALIÉNATION PARENTALE

Plusieurs cas d’aliénation parentale se sont déclarés dans mon entourage et je me suis intéressé à ce syndrome encore peu connu.

J’ai tenu à recueillir divers témoignages de parents qui ont vécu ou vivent l’aliénation parentale. Ainsi, j’ai habité plus d’une année à Vancouver où je me suis lié d’amitié avec Paul et Daniel un couple homosexuel. Un jour, ils m’ont fait part de confidences qui touchaient la relation avec la mère des enfants de Daniel. Les autres témoignages ont été recueillis auprès de gens dans mon entourage et lors de séances d’un groupe de soutien qui réunissait des hommes et des femmes touchés par le fléau de l’aliénation parentale. Certains ont été volubiles, d’autres tentaient péniblement de mettre de l’ordre dans leur vie en cherchant les mots pour exprimer leur désarroi et leur immense douleur, provoqués par le sentiment qu’on leur arrache le cœur de la poitrine.

Deux conditions doivent être présentes simultanément pour parler d’aliénation parentale dans une famille :  
1- Un des parents utilise des comportements aliénants afin d’exclure l’autre parent de la vie de l’enfant de façon injustifiée;  
2- Le processus entraîne une détérioration de la relation entre l’enfant et le parent ciblé, voire une rupture de la relation.

Au fil des rencontres du groupe de soutien, l’animatrice aidait les participants à cheminer sur ce terrain miné. Le site alienationparentale.ca décrit ce fléau comme un phénomène dans lequel un des parents se livre à des compor­tements aliénants, influen­çant l’esprit de l’enfant afin de favoriser chez lui le rejet injustifié et la désaffec­tion à l’égard de l’autre parent.

Au fil des rencontres, avec les connaissances et les compétences fraîchement acquises, l’améliora­tion de la condition de chacun devenait palpable. Les récits des participants prenaient forme, ils devenaient plus clairs, plus riches et, avec l’aide de l’animatrice, chacun cheminait vers une meilleure compréhension de sa situation avec une plus grande facilité à l’exprimer.

Toutefois, le site alienationparentale.ca fait appel à la prudence et au discernement : diverses problématiques se rapportant au phénomène d’une séparation conjugale peuvent se rapprocher ou s’apparenter à la problématique d’aliénation parentale, sans toutefois en être. Voir l’encadré à droite.

Les noms, bien entendu, ont été changés.

Le site Carrefour aliénation parentale Québec explique que l’enfant participe au phénomène d’aliénation parentale, bien malgré lui. En effet, l’enfant peut croire que sa relation avec le parent ciblé lui est nuisible et il obtient plusieurs avantages significatifs à être en alliance avec le parent aliénant.

* Le dénigrement est l’action, de la part d’un ou des deux parents, de salir la réputation de son ex-conjoint(e), de le discréditer, de le calomnier et de le rabaisser aux yeux de ses proches et de leur enfant.

La seule présence de dénigrement ne signifie pas automatiquement la présence d’aliénation parentale, même si le dénigrement est l’une des stratégies utilisées dans ce processus.

Le site Carrefour aliénation parentale Québec précise que dans les cas d’aliénation parentale, le parent aliéné fait face à un drame qu’il lui est impossible de nommer ou de comprendre, tout simplement parce qu’il ne connaît pas les codes qui permettent de déchiffrer la problématique qui se tisse à son insu. C’est ce que de nombreux parents séparés ont à vivre alors qu’ils sont dans une situation où il y a de l’aliénation parentale.

Dans plusieurs cas semblables, on constate que l’incapacité à comprendre et bien saisir la problématique en cause incite le parent aliéné à se retourner contre lui-même et à sombrer dans la dépression.

Carrefour aliénation parentale Québec explique qu’il existe huit comportements qui sont autant de critères décisionnels maintenant largement utilisés pour aider à identifier l’enfant aliéné :

  • l’enfant dénigre un parent;
  • pour expliquer ce dénigrement, il donnera des raisons absurdes et frivoles;
  • il le fait avec un manque total d’ambivalence;
  • il prétend que personne ne l’a influencé, c’est le phénomène du « penseur indépendant » – personne sûre d’elle qui ne se laisse pas influencer par les conflits ni les critiques;
  • l’enfant se présente comme le soutien, le « champion » du parent aliénant;
  • il y a absence totale de culpabilité par rapport à l’exploitation ou la « mise à mort » psychologique du parent rejeté;
  • l’enfant emprunte des propos et des scénarios propres aux adultes;

À l’âge de la puberté, l’aliénation parentale peut avoir toutes les apparences d’une grosse crise d’adolescence. On y retrouve l’opposition ou le dénigrement d’un parent, la volonté, souvent maladroite, d’afficher ses choix et son opinion vis-à-vis de l’autorité. Mais les similitudes s’arrêtent là.

La durée du conflit, son intensité, les rationalisations absurdes, la focalisation du conflit sur un seul parent demeurent les symptômes les plus révélateurs de l’aliénation parentale.

Il existe huit comportements qui sont autant de critères décisionnels maintenant largement utilisés pour aider à identifier l’enfant aliéné :

  • l’enfant dénigre un parent;
  • pour expliquer ce dénigrement, il donnera des raisons absurdes et frivoles;
  • il le fait avec un manque total d’ambivalence;
  • il prétend que personne ne l’a influencé, c’est le phénomène du « penseur indépendant »;
  • l’enfant se présente comme le soutien, le « champion » du parent aliénant;
  • il y a absence totale de culpabilité par rapport à l’exploitation ou à la « mise à mort » psychologique du parent rejeté;
  • l’enfant emprunte des propos et des scénarios propres aux adultes;
  • son animosité s’étend sur l’ensemble du monde du parent rejeté : famille élargie, nationalité, filiation, etc.
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