Le français, je le parle par 🧡

Photo de couverture: Maxime Corneau/Radio-Canada

C’est une langue belle Ă  qui sait la dĂ©fendre… (Yves Duteil)

Avez-vous dĂ©jĂ  constatĂ© qu’il est si difficile de faire valoir notre point de vue dans une langue seconde, l’anglais par exemple, qu’on prĂ©fĂ©rerait le faire dans notre langue maternelle pour s’assurer que notre interlocuteur a compris. Eh oui! Dans la vie, rien de mieux que notre belle langue française pour faire une dĂ©claration d’amour, se dĂ©fouler, exprimer clairement son point de vue et que sais-je encore! 

Parvenir à exprimer clairement son point de vue, sa pensée, ce n’est pas toujours facile. Et parfois, le vocabulaire, les règles de grammaire, la concordance des temps de verbes, l’accord du participe passé, l’orthographe, le genre et le nombre, entre autres, nous donnent du fil à retordre. Sans parler de l’influence de l’anglais, langue de la majorité en Amérique du Nord.

Si, comme francophones au QuĂ©bec, nous avons su nous battre et revendiquer nos droits pour conserver et dĂ©velopper notre langue, il ne faut surtout pas baisser la garde. Comme tout le monde, il vous arrive parfois d’utiliser des anglicismes dans vos Ă©changes oraux ou Ă©crits.   Mais, il ne faut pas hĂ©siter Ă  consulter des dictionnaires ou des sites web, comme celui de l’Office de la langue française et s’amuser Ă  remplacer ces calques de l’anglais aussi appelĂ©s emprunts idiomatiques. En cette pĂ©riode de distanciation sociale, de confinement, on pourrait mĂŞme en faire un jeu de sociĂ©tĂ©!

Exemples d’emprunts idiomatiques

Il m’est parfois arrivĂ© de vouloir traduire mot Ă  mot des expressions en anglais pour parler avec une personne anglophone et voir celle-ci esquisser un lĂ©ger sourire en m’écoutant. Et j’ai bien compris, tout en retenant la bonne expression. En voici quelques exemples :

  • Filer Ă  l’anglaise : quitter un lieu discrètement. Mais, en anglais, on s’en va plutĂ´t « Ă  la française Â» (to take a French leave)!
  • Avoir un chat dans la gorge : en anglais, c’est plutĂ´t « une grenouille Â» qui est coincĂ©e(to have a frog in one’s throat). Surprenant!
  • Quand les poules auront des dents, cette expression est claire : cela ne se produira jamais. Pour exprimer la mĂŞme idĂ©e en anglais, on fait plutĂ´t rĂ©fĂ©rence au moment oĂą « les cochons voleront Â» (When pigs fly ou Pigs might fly). Imaginez la scène une seconde!
  • Se mettre les pieds dans les plats, voilĂ  une situation oĂą la fiertĂ© est mise Ă  rude Ă©preuve. Mais en anglais, « il faut ĂŞtre un bon contorsionniste pour y parvenir Â» (to put your foot in your mouth).
  • Il a la chair de poule, ce que l’on est inconfortable quand on a un frisson, mais, en anglais, on l’est encore plus, car « on a une peau d’oie sauvage ou de bernache Â» (he is covered with goosepumps ou goose pimples)!
  • On n’apprend pas Ă  un vieux singe Ă  faire des grimaces, mais en anglais, « c’est Ă  un vieux chien qu’on ne peut pas montrer de nouveaux trucs Â» (you can’t teach an old dog new tricks).
  • Il est bĂŞte comme ses pieds, mais, en anglais, il faut ĂŞtre aussi Ă©pais qu’une brique (he’s as thick as a brick).
  • ĂŠtre six pieds sous terre, ce n’est pas fameux, mais en anglais, dormir avec les poissons, ce n’est pas beaucoup mieux (sleep with the fishes)! 
  • Il pleut Ă  boire debout, nous devenons alors bien trempĂ©s, mais, attention, en anglais, ce sont les chiens et les chats qui nous tombent sur la tĂŞte (It’s raining cats and dogs)! 
  • Garder son sang-froid en français, mais en anglais, saviez-vous qu’il faut ĂŞtre aussi tranquille qu’un concombre (to be as cool as a cumber)?

Et il y a encore beaucoup d’autres expressions de ce genre.   Mais, toute bonne chose a une fin! Dans la prochaine chronique, je poursuivrai ce thème des emprunts Ă  l’anglais et j’ajouterai Ă©galement plusieurs mots ou expressions provenant d’autres pays. Je crois que vous aurez quelques surprises!

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