L’équité sociale à Val-David

Hier 23 mars, j’ai participé à la rencontre citoyenne convoquée par le conseil municipal de Val-David. En ce temps où nos taxes ont augmenté de façon fulgurante (4,9%, 6.26% et 7.23%) et que notre déficit sera près de 20 millions $ à la fin de cette année, je suis plutôt contre l’idée d’augmenter les dépenses municipales en créant un nouveau poste budgétaire de 20 000$ pour un fonds d’équité sociale. Ce fonds ayant été créé par notre conseil municipal, je croyais préférable d’aller mettre mon grain de sel pour influencer la distribution de ce fonds.

Une trentaine de personnes ont répondu à l’appel du conseil. Quatre tables de discussion ont été constituées, mais comme le conseil avait proposé sept thèmes pour orienter ces discussions, soit: santé, éducation, emploi, alimentation, accès au logement, pauvreté et exclusion,les citoyens ont du fait des choix pour n’en retenir que quatre : santé, alimentation, accès au logement et emploi.

Deux rappels importants ont été faits aux participants avant le début des discussions :

Texte de l’invitation du conseil « le conseil municipal convie ses citoyens à une rencontre de réflexion et de discussion sur l’équité sociale. Alors que la population vieillit, que des citoyens ont de la difficulté à se loger à coût raisonnable et que l’embourgeoisement menace notre village, qu’elles sont les pistes de solutions pour soutenir les plus vulnérables ? »

Présentation d’une définition de l’équité sociale qui ressemble à celle-ci : offrir des conditions de vie justes et efficaces pour tous.

Quelques minutes étaient allouées par thème et avec l’aide de certains conseillers, nous devions discuter des quatre thèmes et établir trois priorités d’actions pour chacun d’eux. À la fin de l’exercice, ces points d’action ont été lus aux participants. Le conseil devra maintenant regarder le tout et revenir avec une ou des propositions pour l’utilisation du fonds sur l’équité sociale.

De nombreuses idées et des propositions de toutes sortes ont été amenées.

Je vous avoue me questionner sur cette façon de procéder. Pourquoi ne pas avoir consulté directement les personnes âgées de plus de 50 ans, les familles monoparentales à faible revenu et autres personnes qui ont des difficultés à joindre les deux bouts ? Nous aurions eu une bonne idée de leurs besoins réels. Ou encore, pourquoi ne pas avoir parlé aux organismes actuellement en place qui aident déjà ces gens vulnérables et leur demander comment ils peuvent améliorer leur offre de service? Par la suite, chacun des organismes pourrait recevoir une part du montant budgété.

C’est simple, pas besoin de créer de nouvelles structures, ni d’engendrer de délais trop longs pour améliorer la vie des citoyens qui en ont de besoin. Distribuons le 20 000 $ aux organismes existants afin qu’ils bonifient leur offre de service et répondent ainsi aux besoins des citoyens qui y ont recours.

Cette dernière idée a fait l’objet d’un consensus rapide autour de notre table. Bien sûr, si des besoins ressortent et que les organismes actuels ne peuvent y répondre, on pourra toujours envisager de trouver de nouveaux outils.

Soyons efficaces avec l’argent des citoyens, regardons comment mieux aider les citoyens vulnérables avec les organismes existants. Ce sont souvent eux les mieux placés.

Jean-Claude Rocheleau

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