Le marché de Val-David versus celui de Jean-Talon

C’est suite à la lecture de l’article, OÙ S’EN VA LE MARCHÉ JEAN-TALON ? (voir le lien ci-dessous), de La Presse + que la rédactrice en chef du journal LE ZigZag signe le papier qui suit.  

Celui-ci dresse un portrait comparatif de certains coûts entre les marchés Jean-Talon et de Val-David. De plus, elle souligne plusieurs incongruités avec l’entente du marché ainsi que l’absence apparente d’intérêt de l’ensemble des citoyens de Val-David. Voici le lien de l‘article en question.

Il est fascinant de constater que la location d’un espace est moins chère au marché Jean-Talon qu’au marché de Val-David !

Au marché Jean-Talon, il en coûte 30$ par jour pour un étal intérieur ou extérieur depuis le 1er octobre 2019. Pour une location à plein temps l’été, le coût est de 1 000$ par mois et on demande un dépôt de 3 000$.

Au marché de Val-David, la location d’un espace est de 90$ par jour pour environ 5 heures. C’est plus que le triple du prix du marché de Jean-Talon !

Le marché Jean-Talon verse 12% de ses revenus à la Ville de Montréal, le locateur.

Photo © municipalité de Val-David au http://valdavid.com/evenements/place-publique-de-val-david/

Le marché de Val-David verse au locateur, soit la municipalité de Val-David et ses citoyens : 0$…

La municipalité de Val-David offre GRATUITEMENT à l’OBNL du marché, dont la directrice générale est madame Diane Séguin (ex-présidente de l’Association des marchés publics du Québec-AMPQ jusqu’à 2019) l’emplacement et environ 50 étals tous neufs ! Notre municipalité offre de surcroît tous les services : électricité, eau, une belle partie de la publicité, sécurité et tutti quanti aux frais du citoyen !

De gauche à droite: Kathy Poulin, mairesse de Val-David, Carl De Montigny, conseiller municipal, Diane Séguin, directrice générale du marché, Dominique Forget, conseillère municipale, Lyne Sarrazin, agente de promotion au bureau d’accueil touristique de la municipalité de Val-David. Photo © Courtoisie dans le Journal Accès https://www.journalacces.ca/marche-public-de-val-david-de-belles-nouveautes-pour-les-epicuriens/

L’OBNL ne donne aucune ristourne à la municipalité et de plus, la municipalité continue de donner une subvention de 20 000$ par année.

LE CONTRAT SERA RENOUVELÉ sous peu avec, on peut l’imaginer, une belle bonification. Pourtant le conseil municipal dit, à qui veut l’entendre, que nous n’avons plus d’argent !

Mais où sont donc passés les surplus de 1 800 000$ qui ornaient les coffres il y a à peine deux ans ?

Si quelqu’un parmi vous trouve cela normal, qu’il se lève et m’explique pourquoi l’OBNL du marché public, dont la directrice, est Diane Séguin, profite de tant de bontés de la part de la municipalité alors que des OBNL comme Les Abeilles ou le Comptoir alimentaire n’ont que des miettes !

Pourquoi les artistes de l’Allée des artistes doivent-ils payer une location d’espaces à la municipalité et pas l’OBNL du marché ?

Quand Diane Séguin tente de justifier ce favoritisme, elle nous dit que le Marché a des retombées économiques de l’ordre de 2,9 millions. MAIS CETTE ÉTUDE, PERSONNE NE L’A JAMAIS VUE malgré les demandes répétées de l’opposition citoyenne (à défaut d’avoir une saine opposition au sein du conseil municipal).

Mais, il semble qu’une bonne partie de la population de Val-David préfère payer sans mot dire des augmentations de taxes éhontées qui servent entre autres à engraisser l’OBNL du marché et sa direction générale. Rappelons que monsieur Benoît Vendette a tenté sans grand succès de mobiliser les citoyens de Val-David pour dénoncer la hausse de taxes, parmi les plus fortes du Québec.

Quant à monsieur Jean-Claude Rocheleau, il n’a de cesse d’aller aux assemblées municipales pour questionner le conseil sur le gaspillage d’argent des citoyens et les injustices et le favoritisme. Rappelons qu’il était président du Regroupement de citoyens de Val-David et qu’ils recevaient les doléances des citoyens qui se sentaient lésés par de mauvaises pratiques municipales. Rappelons aussi que son passé politique et son implication active dans le syndicalisme fait de lui un citoyen au fait des bonnes et des mauvaises pratiques municipales.

Mais pourquoi la population accepte-elle tout cela ? Pourquoi, malgré les preuves et les revendications de l’opposition citoyenne, la majorité reste-t-elle silencieuse ou pire, traite de chialeux, ceux et celles qui revendiquent la vérité pour le bien de tous ?

Je laisse à chacun le soin de répondre à cette question.

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