Lorsqu’on s’agrippe au pouvoir !

Des abus de toutes sortes, à petite ou grande échelle, coexistent avec l’homme depuis le début des temps. Plusieurs sont évidents et suscitent généralement le développement d’un instinct d’autodéfense. Toutefois, plusieurs passent incognito ou sont jetés aux oubliettes tellement qu’ils en viennent à être acceptés ou considérés comme étant dans l’ordre normal des choses. Personne ne se pose de questions, aucun jugement critique n’est porté. En tant que professionnelle en santé alternative, il m’arrive fréquemment de constater ce phénomène.

Au Québec, l’abus est masqué derrière l’illusion du libre choix en ce qui concerne notre santé individuelle et celle de nos enfants et ce, malgré l’article 7 de la Charte des droits et libertés canadienne (1). Cet article dit que le droit à la liberté, à la vie et à la sécurité de la personne, protège notre sphère d’autonomie personnelle qui nous permet de prendre des « décisions intrinsèquement privées » dont, entre autres, le droit de refuser un traitement médical et de faire des « choix médicaux raisonnables ». De plus, l’article 7 allègue le droit d’une personne de maîtriser sa propre intégrité physique.

Cependant, la réalité sur le terrain est tout autre.

La réalité est que, en réponse à l’emprise de la science moderne sur la thérapeutique, le libre arbitre n’existe plus. Depuis le début du 20e siècle, les thérapeutes qui ne satisfont pas aux critères « scientifiques » font l’objet de mépris, de moqueries et de censure.

Malgré la demande grandissante du public d’avoir accès à des thérapeutiques autres que les soins allopathiques, le Collège des médecins se prévaut de tous les droits en s’appropriant des actes réservés interdits aux autres professionnels de la santé non-médecins (2). Cependant, les thérapeutiques considérées comme une forme de médecine, comme l’homéopathie, ne peuvent qu’être pratiquées légalement par un médecin membre du Collège des médecins. Seulement, même un médecin homéopathe n’est pas accepté en tant que membre s’il utilise de l’homéopathie auprès de ses patients!

L’homéopathie, l’acuponcture, la naturopathie et même l’ostéopathie sont la cible constante du Collège des médecins. Aussitôt qu’un thérapeute ou groupe de thérapeutes tente de faire du développement des affaires, de se prévaloir d’un ordre, de se publiciser, le Collège des médecins est à leurs trousses et s’assurent de leur mettre des bâtons dans les roues. À ce chapitre, j’ai même assisté à une séance d’information destinée aux homéopathes offerts par un avocat afin de clarifier les « mots » que nous pouvons ou non utiliser sur nos sites web professionnels ou page Facebook afin d’éviter tout trouble ou poursuite de la part du Collège des médecins!

Cet abus va plus loin que le Collège des médecins. Même le Ministère de l’Éducation n’inclut aucun curriculum en homéopathie, en acuponcture, naturopathie ou ostéopathie dans les collèges ou universités du Québec. La formation repose uniquement dans les mains de professionnels qui sont prêts à édifier et soutenir une école privée, et ceci, simultanément avec leur pratique quotidienne. Aucune aide gouvernementale ni pour l’école ni pour les étudiants.

Derrière l’abus, se trouve fort souvent la peur de la perte du pouvoir. Pour l’abuseur, laisser aller ce pouvoir, c’est laisser aller ce qui le définit en tant que personne. Ceci est perçu comme une menace qui entraînera de l’abus sous forme de contrôle, de censure.

Ce n’est pas qu’envers les médecines alternatives que ce contrôle et cette censure existent. Une démonstration récente implique des confrères médecins entourant la polémique portant sur l’hydroxychloroquine dans le traitement du SARS-Cov-2. L’évaluation de 179 études portant sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine a démontré que 83 % des études menées par des instances ou professeurs sans conflits d’intérêts de quelque sorte que ce soit démontraient l’efficacité de celle-ci. Par contre, les études menées par des instances ou professeurs ayant des conflits d’intérêts ou financiers, 73 % prouvaient son inefficacité! (3) Il suffit de valider qui commandite l’étude pour prédire sa conclusion. Bel exemple d’abus caché et de ne pas vouloir laisser aller son pouvoir!

Cet abus de pouvoir du groupe médical se fait au détriment d’approches de soins complémentaires qui s’avèrent bénéfiques et souhaitables pour un bon nombre de patients ou de malades sans compter au préjudice du principe fondamental d’un peuple libre, la liberté du choix dans sa vie privée.

Références :

Complément d’information sur l’homéopathie:

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