Maltraitance des aînés

Tout récemment, nous avons appris aux nouvelles qu’un propriétaire de zoo a été arrêté pour cruauté et maltraitance envers les animaux.

Il pourrait même écoper de plusieurs années de prison, puisqu’il existe une loi qui protège les animaux. Je me suis posé la question suivante : comment se fait-il que nous ayons une loi pour protéger nos animaux avec des moyens de coercition, mais qu’il n’y en pas pour sévir contre les humains qui font de la maltraitance envers nos aînés ? 

Au Québec, une loi existe pour lutter contre la maltraitance, mais sans vrai moyen de coercition pour les fautifs. Voilà pourquoi j’ai décidé d’aborder ce sujet dans mon éditorial, car il faut en parler si nous voulons que les choses changent. 

Vous savez, il existe plusieurs formes de maltraitance envers nos aînés. Maltraitance physique, verbale, psychologique, passive, sexuelle, financière, institutionnelle, âgisme, enlèvement des droits et autres. 

Tout le monde connaît des cas de maltraitance. Pourtant c’est un sujet dont on ne parle pas beaucoup. Oui, de temps à autre, il y a des cas qui font les manchettes dans les journaux ou à la radio. Tout le monde est outré pendant une semaine, puis, plus rien. Pourtant la maltraitance se vit chaque jour. Il y a aussi beaucoup de maltraitance due, entre autres, à la méconnaissance des maladies cognitives. 

Comment cela se fait-il que nous ne mettions pas plus de ressources pour radier ce problème? Est-ce :  

· Un manque d’éducation à l’école sur l’importance de prendre soin de nos aînés?  

· Un manque de soutien aux aînés?  

· Un manque de formation des employés qui travaillent dans les différentes Institutions privées et publiques? 

· Un manque de volonté de nos gouvernements?  

· Notre inertie, en tant que citoyen, à dénoncer les cas de maltraitance?  

· Notre inaction pour faire pression sur le gouvernement afin de faire changer les choses?  

Bref, je crois bien que c’est un mélange de tout ceci. 

Il est temps d’agir comme société, et ce jour après jour, jusqu’à ce que les choses changent et s’améliorent pour nos aînés. Nous pouvons tous faire notre bout de chemin soit en nous impliquant dans divers organismes qui luttent contre la maltraitance, soit en parlant à notre député provincial, soit en dénonçant les cas que nous connaissons, soit en appelant les tribunes téléphoniques à la radio ou dans les journaux. Nous avons le pouvoir de changer les choses et nous avons le devoir de le faire par respect pour nos aînés.

Moi, j’ai décidé de m’impliquer dans un comité de lutte à la maltraitance. J’ai rencontré une attachée politique du gouvernement afin de présenter nos constats et proposer des solutions. Nous avons plusieurs autres actions en vue. 

Si tout le monde met l’épaule à la roue, les choses changeront. Allez-vous le faire? 

Si jamais vous êtes victime de maltraitance ou que vous connaissez quelqu’un qui subit de la maltraitance, vous pouvez appeler la ligne aide-abus aînés au 1-888-489-2287 ou au 514-489-2287, 7jours sur 7, de 8h à 20h. 

Sachez que la maltraitance se définit comme étant, un geste singulier ou répétitif, ou une absence d’action appropriée se produit dans une relation où il devrait y avoir de la confiance et que cela cause du tort ou de la détresse chez une personne aînée. 

Partagez nos articles !
Vous avez aimé cet article ? Partagez-le.

Laisser un commentaire