Résumé des mémoires du PPU La Sapinière

La protection de l’environnement semble être la motivation centrale d’une majorité de mémoires, qu’on y construise ou non l’école.

La lecture de l’ensemble des 19 mémoires déposés à la Municipalité du Village de Val-David et publiés sur le journal LE ZigZag nous permet de dégager quelques constantes.

Cependant, très peu de mémoires parlent de manière ferme de la construction de l’école et quand ils en parlent c’est en y mettant des conditions environnementales et en exprimant une crainte quant à la densité de la circulation. On dénombre cinq mémoires qui nomment le projet d’école sans parler de l’environnement et des coûts.

Il semble donc que la principale préoccupation soit l’aménagement de ce territoire au profit des citoyens et dans le respect de l’environnement. Ainsi, quatre mémoires abordent l’agriculture et l’élevage pour permettre l’autonomie alimentaire des résidents, et un projet d’agriculture en serres.

Plusieurs demandent que l’on prenne le temps de réfléchir à l’aménagement de ce territoire et à l’impact social et économique sur les citoyens. D’autres encouragent sans réserve la création du Centre de Villégiature et de Santé ORA SPA alors que quelques-uns trouvent déplorable que l’on fasse des projets d’aménagement sur un terrain qui appartient à madame Beaudry.

Cependant l’addition des mémoires donne lieu à une pléiade de projets : un café, des terres agricoles, une clinique médicale, accès à une plage publique, logements à prix abordables, une nouvelle garderie, résidence pour personnes âgées, bibliothèque, une école verte (Leeds). D’autres encore parlent d’installation récréotouristique et de création d’emplois.

Un autre argue que Val-David n’a pas à faire le choix entre une école et un centre de villégiature puisque Val-David offre plusieurs terrains (sujets à études) pouvant accueillir l’école. Selon lui, construire l’école sur les terrains de la Sapinière amènera l’endettement à un seuil intolérable pour les citoyens. D’ailleurs, cet aspect économique questionne environ cinq auteurs de mémoires.

Rappelons que le terrain réservé pour l’école est de 40 000 mètres carrés demandera la construction d’infrastructures coûteuses et qu’un corridor supplémentaire de 4 000 mètres carrés sera aménagé pour la construction d’une route capable d’accueillir le trafic d’autobus scolaires et d’automobiles.

Dans un autre ordre d’idée, quelques-uns sont préoccupés par le fait qu’il n’y a eu aucune consultation avant d’arrêter le choix des terrains de La Sapinière comme terre d’accueil de l’école.

Trois sont inquiets par l’aspect légal, et deux appellent à la médiation entre madame Beaudry, propriétaire des terrains de La Sapinière et la municipalité. Souvenons-nous que la municipalité est poursuivie pour un montant de 5,4 millions pour avoir mis une réserve sur les terrains de La Sapinière alors que la développeuse s’apprêtait à commencer la construction de son projet, son financement à hauteur de 20 millions étant complété.

Une auteure se penche sur la protection du lac de la Sapinière comme un enjeu essentiel.

Un architecte paysager, auteur d’un mémoire nous précise : «Une bonne planification professionnelle de l’aménagement d’un tel secteur implique de devoir considérer les composantes existantes d’un lieu et de se questionner sur les valeurs qui y sont rattachées. C’est un exercice pluridisciplinaire ou architecture de paysage, urbanisme, architecture, histoire, sociologie et biologie s’entrecroisent, pour ne nommer que ceux-là.»

Finalement, un ensemble de mémoires mentionnent l’importance de réfléchir plus à fond à l’aménagement de ce site pour une meilleure compréhension des enjeux économiques, environnementaux et sociaux. Le patrimoine historique n’est pas une priorité, mais en interpelle quelques-uns. Mais la première préoccupation de la majorité des auteurs.es reste l’environnement.

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