Val-David ne veut pas de «riches touristes»

ÉDITORIAL /

Depuis que la mairesse de Val-David a déclaré sur les ondes de l’émission Le 15.18 à Radio Canada Première le 14 mai dernier, que « […] les gens ne veulent pas de riches touristes à Val-David », je me demande qui sont ces gens et par quel autre moteur économique Kathy Poulin remplacera-t-elle le tourisme pour payer ses projets communautaires?

Comme on le sait, l’économie de Val-David est axée sur le tourisme depuis qu’un certain curé en a fait le pain quotidien de nos Laurentides il y a 150 ans. Mais, la mairesse a beau réclamer moins de touristes, elle finance à coups de dizaines de milliers de dollars annuellement, le Marché public de notre municipalité qui vise précisément… les riches touristes. Cherchez l’erreur!

Avec cette déclaration qui demande aux touristes de rester chez eux, cherche-t-elle à cautionner le fait qu’elle a assassiné Ora Spa, Centre de santé et de villégiature, un projet pour touristes aisés? Un projet qui injectait 20 millions de dollars dans l’économie locale, qui voulait donner une nouvelle vie à l’hôtel La Sapinière et qui s’apprêtait à faire la première levée de terre en janvier 2020.

Mais là où mon questionnement devient plus pointu, c’est quand je pense qu’elle siège à la Société d’aide au développement des collectivités des Laurentides (SADC) en tant que représentante de la Municipalité régionale de comté des Laurentides (MRC) dont la mission, rappelons-le, est de favoriser l’entrepreneuriat local et donc de créer des emplois. Du même coup, elle provoque dans sa communauté la perte d’une entreprise naissante qui aurait généré plus d’une centaine d’emplois et des revenus de taxes foncières imposants équivalents à ceux d’une centaine de maisons et elle passe cette catastrophe sous silence. Comment peut-elle provoquer cette perte énorme pour notre communauté, sans explication ni justification de sa part, ou de la part de la MRC, de la SADC, du ministère du Tourisme, du ministère de l’Éducation et du Centre de services scolaires des Laurentides (CSSL) qui sont tous impliqués directement ou indirectement dans ce marasme? Leur silence doit-il être interprété comme le signe d’un consentement de leur part?

Cette histoire qui a pris, aujourd’hui, les allures d’une saga sur fond de construction d’une école primaire régionale, avec son lot d’expropriations et d’endettement de la municipalité, se jouerait-elle sur l’exploitation de la crédulité des contribuables? Cette histoire est à suivre.

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