Val-David, un monde à part?

Photo de couverture: Stéphanie Gagné

Par: Francine Hamelin

Si Val-David a déjà été «un monde à part», ce village est désormais devenu un monde à «chars». Car ici, le «char» est roi. Ça conduit vite, trop vite (je me fais régulièrement coller au derrière par des imbéciles pressés). Les «stops» semblent être faits pour les oiseaux, un conducteur sur dix fait un véritable arrêt, les autres se contentent de ralentir, j’ai même vu des autobus scolaires (oui, oui !) et des véhicules municipaux ne pas s’arrêter.

Les passages à piétons sont souvent ignorés, ça stationne n’importe où et n’importe comment, y compris devant des panneaux d’interdiction de stationner et même à contresens, il y a des comportements aberrants (style virages à 180˚ sur la rue de l’Église), et quant au civisme, il est de plus en plus absent.

Quand le village est envahi par les touristes, ce haut-lieu de plein air devient un endroit «pleins gaz» d’échappement, avec des bouchons de circulation, la qualité de l’air qui se dégrade de plus en plus (l’été ça sent aussi mauvais qu’à Montréal). Et ne parlons pas de la pollution par le bruit: camions, motos pétaradantes, etc. Ah ! Les belles terrasses au diésel!

Et n’oublions pas que, contre toute logique et conscience environnementale, le conseil vient de permettre la construction d’un concessionnaire automobile le long de la rivière du Nord.

Il ne suffit pas d’avoir un parc et des bacs de trois couleurs pour être vert. Encore faut-il avoir un peu de cohérence. Et pour le moment, elle est absente. Le vert ici est dans le mot «vernis» et dans l’apparence. Un monde à «chars», vraiment…

Publié le 26 octobre 2017 par Francine Hamelin, écrivaine et citoyenne de Val-David https://lenversdesjours.wordpress.com/2017/10/26/val-david-un-monde-a-part/#comment-239

Partagez nos articles !
Vous avez aimé cet article ? Partagez-le.

Laisser un commentaire