Village de Val-David – Un monde à part et à partager!!!!!

Photo de couverture tirée de l’entête du groupe Facebook «Village de Val-David – Un monde à part et à partager!!!!!»

Et surtout un monde où il ne faut pas contredire M. Dorais.

LETTRE OUVERTE

Par: Jean-François Julien

Bonjour,

J’ai été choqué de lire les opinions biaisées et les mensonges publiés dans le groupe Facebook Val-David un monde à part et à partager à propos du journal le ZigZag et bien d’autres choses.

Comme ce site (où l’on peut y lire: «Groupe pour vous citoyens et commercants de Val-David!!! Venez parlez de vous et de notre beau village!!!! [Public] Tout le monde peut voir qui est dans le groupe et ce qui est publié. [Visible] tout le monde peut trouver ce groupe») m’a bloqué parce que je ne suis pas un admirateur de Kathy Poulin, j’ai donc dû demander au ZigZag de publier ma lettre ouverte ce que ce dernier a accepté, il va de soi avec joie. Je les remercie de me donner l’occasion de prendre la parole.

Je veux préciser qu’avant d’écrire cette lettre, j’ai voulu aller au fond des choses, poser les bonnes questions au journal le ZigZag, faire des recherches sur les différents sujets.

Voici donc les réponses que j’aurais publiées dans Val-David Un monde à part et à partager.

M. Larue, vous dites :  «Elle pourrait [madame Beaudry] redonner l’accès au parc si elle veut le bien de tous… Cinder le parc en deux n’est pas la meilleure façon d’avoir le support de ses concitoyens. Redonnez l’accès en notariant un droit de passage pour les pistes et parois du parc tout en démontrant le coût exorbitant des démarches du village et les gens seront de votre côté. Malheureusement, j’ai de la difficulté à avoir confiance dans un individu qui bloque l’accès au parc défigurant ainsi un des plus beau joyaux du village. Qu’est ce qui nous dit qu’elle va redonner un accès lorsque son projet sera réalisé et ne les gardera pas jalousement pour ces riches clients venus d’ailleurs. Pour les emplois créer, on repassera… Je doute qu’elle offre un salaire à ces femmes de chambres leurs permettant de défrayer les coûts exorbitants des maisons et locations de val David. Bref, je supporte mon village jusqu’à ce que madame Beaudry nous démontre qu’elle en fait partie.»

Vous dites que Mme Beaudry devrait redonner l’accès à ses terres pour le parc, pour démontrer sa bonne foi, un chausson aux pommes avec ça! Désolé, on démontre sa bonne foi quand le camp adverse en fait de même. C’est une femme d’affaires comme tous les autres commerces du village, ce n’est pas un OBNL; en passant, vous sembliez inquiet des salaires qui seront payés aux employés du Spa, ils seront, selon moi, sûrement au moins équivalents à tous les autres commerces du village, quand un village fait sa marque de commerce avec le touriste, il faut s’attendre à avoir des salaires de l’industrie touristique. Mais dans le cas d’un Spa, il y a toujours la possibilité d’avoir du travail pour des professionnels de la santé comme des massothérapeutes, ostéopathes, naturopathes, kinésiologues, etc. 

De toute façon, si ma mémoire est bonne, la municipalité a travaillé fort ces dernières années avec Mme Beaudry pour le projet du Spa et on a même eu droit à une belle conférence de presse avec tous les dignitaires de ce monde, Mme Poulin au premier rang affichant son plus beau sourire pour la venue du Spa. Le problème, c’est qu’on ne peut pas unilatéralement changer d’idée parce qu’on s’est trompé sur le choix du terrain pour l’école au début. Même le choix du terrain de la mairie était discutable étant donné qu’il impliquait la démolition et reconstruction de la mairie.

Tout le monde semble être aveuglé par l’école à tout prix; pourquoi à Val-David, il faut que tout coûte cher,  pourquoi ne pas avoir acheté la Sapinière dès le début en 2013, si ce site est le dernier beau site disponible pour le développement du village, non, c’est trop simple, il fallait attendre que la municipalité s’entende avec Mme Beaudry pour un Spa, que celle-ci fait tout le travail de monter le projet, chercher les investisseurs et les subventions et jusqu’au moment où on est prêt, bang une réserve foncière et Mme Beaudry devrait tout abandonner et dire merci à la municipalité. Désolé, mais ce n’est pas comme cela que ça fonctionne dans la vie. Lorsqu’on pose des gestes irréfléchis, il faut en assumer les conséquences, mais cette fois, c’est tous les citoyens de Val-David qui vont assumer ces conséquences.

J’ai le regret de vous faire une prédiction : la municipalité n’a pas de cause, c’est elle qui a brisé l’entente tactique et ça va coûter très cher, et tout ceci seulement pour l’école à cet endroit. Si on n’avait pas rêvé en couleur et avoir été un peu plus réaliste dès le début, on aurait pu avoir l’école et le Spa sans dépenser des millions inutilement. Et pour la pérennité des sentiers dans le parc, pensez-vous réellement que la propriétaire d’un Spa qui a la chance d’être située dans un environnement semblable va s’amuser à mettre ses clients en cage sur son domaine, lorsqu’elle peut plutôt leur offrir un réseau intégré de 60 kms de randonnées, poser la question, c’est y répondre.

Mais quand on se fait faire un coup de cochon par la municipalité, notre cœur est moins enclin à l’ouverture. Ce ne serait pas la même chose pour vous?

M. Dorais

Comme d’habitude, vous aimez avoir raison, vous semblez être la vérité incarnée, surtout, ce que j’aime de vos interventions, vous avez réponse à tout. Pour commencer, ce que j’écris ici n’est que mon opinion et je ne veux surtout pas essayer de vous convaincre de quoi que ce ne soit, ni personne d’autre d’ailleurs.

Ceci étant dit, lorsque vous dites : «Les municipalités ont le pouvoir d’exproprier pour des fins collectives. Donc oui, ça peut fâcher la proprio, mais non ce n’est pas dégueulasse.» Effectivement, vous avez raison, mais ce qui est assez mal aisé, c’est d’exproprier un partenaire avec qui on travaille sur un projet depuis quelques années. Oui, ils ont le droit, mais cela va avoir de lourdes conséquences financières pour les citoyens.

Vous dites également : «Le conseil avait déjà annoncé que l’objectif est d’y implanter la nouvelle école primaire.»  Euh, c’est quoi ça, selon moi, ils ont annoncé leur intention en même temps qu’ils ont mis la réserve ou dans la même période, chose certaine, il n’était pas question d’école sur le site de la Sapinière pendant tout le temps que le projet du Spa était en montage, du moins, je l’espère, sinon, c’est pire que ce que je pensais.

Vous dites également : «J’avoue ne pas trop comprendre l’enjeu du prix. La municipalité achète (ou exproprie) un terrain et récolte des tenants lieu de taxes sur un projet de 30M$. C’est du pas pire bacon! Ça coûtera certainement un peu d’avocasserie en raison du braquage des proprios, mais pour nos poches (si on regarde juste ce bout-là), c’est de l’or en barre. Combien pensez-vous qu’un complexe de spa peut valoir? Jamais cette valeur-là! Et un complexe de spa qui n’aurait peut être jamais abouti, ça vaut quoi? Pas le yâbe. »  et dite également : «  Ils peuvent bien s’essayer avec une poursuite de 5,4M$, c’est juste du temps et de l’argent perdu: le droit de la municipalité d’exproprier est ‘crystal clear’. Mais bon, y’a toujours moyen de trouver un avocat pour nous convaincre qu’on a donc une cause!»

Mais pour moi, ce qui est  «crystal clear»,  c’est que vous parlez beaucoup et semblez tellement convaincant, que j’ai presque eu le goût de vous croire, mais, ma rigueur de mathématicien m’est revenue soudainement et j’ai fait une petite recherche de quelques minutes et voyez ce que j’ai trouvé :

Comme le stipule la Loi sur la fiscalité municipale :

  • 204. Sont exempts de toute taxe foncière, municipale ou scolaire: (…)
  • 13° un immeuble compris dans une unité d’évaluation inscrite au nom d’une commission scolaire, d’un collège d’enseignement général et professionnel, d’un établissement universitaire au sens de la Loi sur les investissements universitaires (chapitre I-17) ou du Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec;

Les écoles ne paient donc pas de taxes municipales.

Ce qui n’est «Pas le yâbe» c’est votre comportement, et ce n’est pas fini, vous dites également sur un ton condescendant: «ZigZag ne fait pas de journalisme et ce ne sont pas des journalistes professionnels qui y œuvrent. Il s’agit du pamphlet web d’un parti défait aux dernières élections qui tente de laisser croire qu’il constitue un média professionnel

Là aussi, j’ai fait une petite recherche, sachez que Le ZigZag a reçu une subvention du gouvernement. Êtes-vous en train de dire que le gouvernement n’est pas capable de faire la différence entre un journal et un pamphlet ? Un pamphlet est un texte court, monsieur Dorais, certains articles du ZigZag ont plus de 3 000 mots. Le ZigZag écrit des articles sur des personnages connus ou non, fait des portraits de gens qui ont construit Val-David et bien autres types d’articles et surtout, ils donnent la parole à ceux qui l’ont perdu parce qu’ils ne suivent pas la ligne du parti. Le lire vous éviterait de juger à tort et à travers. Mais, vous êtes tellement aveuglé par Kathy Poulin que vous dites n’importe quoi pour avoir le dernier mot. Vous dénigrez et êtes mort de peur qu’elle perde ses prochaines élections à cause de l’empilage de bévues et de mensonges. Heureusement, l’ensemble de la population n’est pas aveugle.

De plus, j’aime beaucoup les articles du Zigzag et pour aller au fond des choses, j’ai demandé à Louise Arbique et Martine Lavallée quelle expérience elles avaient en communication. Louise Arbique a écrit pendant 25 ans pour différents médias et magazines et a remporté des prix jusqu’en France. Martine Lavallée écrit depuis plus de 20 ans des chroniques sur différents sujets et vient de terminer une exposition virtuelle pour Musée virtuel du Canada sur Val-David. Pour faire du journalisme, nul n’a besoin d’étudier en journalisme, au même titre que tous les métiers non régis par un ordre professionnel, en voici des exemples: député, maire, directeur des communications, entrepreneur, etc.

Ceci étant dit, venant d’un directeur des communications, c’est un peu surprenant, si vous traitez tous ceux qui ne sont pas d’accord avec vous de cette façon, je suis heureux de ne pas demeurer à Mont-Tremblant, vous devriez peut-être relire votre code d’éthique : https://www.acmq.qc.ca/assets/pdf/ACMQ-Code.pdf et vous concentrez sur les communications de Mont-Tremblant et arrêter de dire n’importe quoi à Val-David, je vous en serais éternellement reconnaissant.

M. Dorais vous avez également écrit : «Ce qui est insidieux dans ce texte (on va l’appeler de même parce que c’est pas clair: chronique, billet, édito, article, lettre d’opinion?) c’est que ce n’est signé par personne. Moi j’aimerais bien savoir c’est qui «nous autres, payeurs de taxes».

Le texte est signé le ZigZag. Petite devinette : qui sont les fondatrices du Zigzag? Vous ne le saviez pas? C’est Martine Lavallée et Louise Arbique, vous savez celles qui ont perdu leurs élections. Les payeurs de taxes monsieur Dorais, si vous ne savez pas qui ils sont, ce sont les citoyens.

Je termine bientôt. C’est extraordinaire que vous reveniez toujours sur le fait qu’elles ont perdu leur élection. En fait, il y en a 1100 qui en même temps qu’elles les ont perdues. J’imagine que selon vos critères, ces personnes n’ont pas le droit de parole si elles ne sont pas d’accord avec vous. J’imagine aussi que tous les gens qui ont perdu leurs élections ces dernières années n’ont qu’à écouter votre grande sagesse et se taire. Si je comprends bien, perdre ses élections, c’est une condamnation au silence à moins bien sûr d’idolâtrer comme vous le faites, une femme qui mènera Val-David à la dérive. Malgré que je doive dire qu’elle a réussi une chose : transformer notre beau petit village en ville. Dénaturer notre village et arracher nos racines.

J’ai souvent vu dans ma vie des mauvais perdants. Mais des mauvais gagnants, vous venez d’inventer le modèle.

Enfin, ce que je déplore de notre administration municipale, c’est le manque flagrant de vision et de professionnalisme, ils sont toujours en mode réaction, sans prendre le temps de penser aux conséquences de leurs actions.  On veut une école à Val-David, vite le terrain de la mairie et en bonus, on va avoir une belle mairie toute neuve, puis, plus tard on s’aperçoit que le terrain de la mairie n’est pas suffisant, vite le terrain de la Sapinière, on met une réserve foncière sur les deux lots. Un mois ou deux après, pour essayer de calmer le jeu, on relâche de la réserve foncière une partie des lots, mais probablement trop tard, car dès janvier avec la réserve foncière sur les deux lots, le mal était fait pour le projet du Spa, surtout si on veut y mettre une école de 24 classes; pas certain que tout ce va-et-vient que cela implique va être un endroit de rêve pour un Spa qui était prévu initialement dans un havre de paix.

Et là, pour endormir la population et faire passer la facture de 6 à 7 millions, on la consulte pour un PPU sur les terrains de la Sapinière, oui, 6 à 7 millions, car il ne faut pas oublier que le $5.4 millions ne sont que pour les dommages causés aux investisseurs, ensuite il faut les exproprier.

La poursuite de $ 5.4 millions est, selon moi, très justifiée, car la municipalité a tué ce projet sans aucune raison valable., pour une école; oui c’est valable, mais pas sur un terrain privé et qui est déjà en projet commercial avec l’approbation et la collaboration de la municipalité et des instances gouvernementales. C’est d’un ridicule, la municipalité va faire rire d’elle en cour et en plus, les avocats vont s’amuser à nos frais.

Ne vous méprenez pas, je ne suis vraiment pas contre une nouvelle école à Val-David, mais pas aveuglément et à tout prix. Personne n’a pensé que la nouvelle école n’était pas seulement pour Val-David; je crois que c’est au moins pour 3 ou 4 autres municipalités.

Si l’école déborde déjà, peut-être que le fait de construire la nouvelle école au Mont-Sinaï par exemple, libérerait des places dans notre école pour les jeunes de Val-David.  Je pense qu’il y a une limite de distance que les enfants de Val-David peuvent faire à pied ou à vélo pour se rendre à l’école, les autres doivent prendre l’autobus de toute façon et une fois dans l’autobus, pas grande différence entre la Sapinière et le Mont-Sinaï. Je suis le premier à dire que le site de la Sapinière est merveilleux et j’aimerais bien aussi pouvoir rouler en Tesla, c’est tellement écologique, mais comme je n’ai pas les moyens de me procurer une Tesla, je me contente d’une Subaru, mais pour compenser ma consommation carbone, je respecte les limites de vitesse et ne fais pas de départs et arrêts brusques, donc je roule en pépère et laissez-moi vous dire que lorsque je traverse le village à 30 km/h, je pourrais faire du covoiturage avec ceux qui sont dans mon coffre arrière, mais ça, c’est un autre débat.

Tout ça pour dire que je fais partie des gens qui essaient de vivre selon leurs moyens, ce sont les valeurs que mes parents m’ont inculpées et je leur en suis très reconnaissant; mais j’ai bien compris que ce ne sont pas les valeurs de notre conseil municipal, un emprunt par-ci un emprunt par-là, où ceci va-t-il s’arrêter? Ils nous disent que ce sont des investissements, oui, mais ce n’est pas leur argent qu’ils investissent, ce sont celles des générations futures; pas certain que tout cela va être rentable.

M. Dorais, quand vous ouvrirez-vous les yeux? Et arrêterez de faire le troll en chef de cette mairesse…. vous ne voyez pas que Mme Poulin nous endette aveuglément. Vous ne voyez pas qu’elle aurait pu construire l’école sur un autre terrain et laisser madame Beaudry ouvrir son Spa et ainsi augmenter l’achalandage touristique et créer une cinquantaine d’emplois.

Nous aurions pu avoir les deux, si elle avait un peu de bon sens et n’avait pas paniqué et surtout pas rêvé en couleur. Ma grand-mère avait un beau terme pour décrire les gens comme elle : Ben d’la voile, pas de gouvernail.

Pour terminer sur une bonne note, voici un commentaire de Mme Yanik Falardeau. Une citoyenne que je trouve très lucide et que j’approuve à 200% :

 «Est-ce que tout le monde comprend bien ce que ça veut dire, un droit de réserve? Une expropriation? Cela signifie que la municipalité saisit un terrain qui appartient à une famille qui avait un projet d’affaires qui projetait de créer 70 emplois directs (massothérapie, thérapeutes, cuisiniers, femmes de chambres, jardiniers, etc etc etc.,) et indirects (construction) dans la région. On se réjouit tous d’avoir une belle et nouvelle école à Val-David. C’est nécessaire, c’est vrai. Mais pouvons-nous également prendre conscience et honorer la famille qui possède le terrain et paie ses taxes? Qui a fait toutes les démarches pour obtenir du financement, des permis et tout le tralala en bonne et due forme? Comment est-ce possible en 2020 qu’une famille puisse se faire prendre son terrain et perdre des sommes d’argent importantes qui ont été investies pour la réalisation du projet et personne ne s’en soucie? Voyons donc, Val-David…. Et si c’était votre terrain? Votre patrimoine familial? Votre rêve? Votre projet d’affaires? Vous feriez la fête en apprenant la nouvelle? Étrangement, dans un autre dossier, il y a toute une levée de boucliers pour venir en aide à deux autres humains qui eux ont construit sans permis des refuges dans le bois. On trouve tous qu’ils méritent de garder leur terre et leurs refuges et c’est vrai aussi. Mais que dire de ceux qui ont suivi tous les protocoles administratifs? Eu des appuis de la Municipalité et même du Gouvernement du Québec? Un peu de coeur et de conscience avant de sortir les banderoles et de faire la fête, svp. Coeur et Conscience. Respect pour les citoyens et les propriétaires de terrains. Sinon, de quoi seront faites les fondations de cette école et de ce village?»

Jean-François Julien, citoyen de Val-David.

LE ZigZag est fier de donner la parole au citoyen et de respecter, sans aucune censure, l’authenticité des propos de celui-ci.

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