Voir clair dans les rumeurs qui entourent l’école à Val-David

Un référendum fera-t-il déménager le projet d’école dans une autre ville? Quel est le rôle du Centre de services scolaires des Laurentides (CSSL) dans le choix de l’emplacement de l’école? Le CSSL a-t-il fait l’étude d’autres terrains que celui de La Sapinière? Est-ce qu’on parle d’une petite école de village ou d’une école régionale? Tient-il compte des frais que devront assumer les citoyens dans le choix du terrain?

Rejoint par courriel, le directeur général du CSSL, monsieur Sébastien Tardif fait la lumière sur plusieurs interrogations.

Ses réponses sont courtes et parfois un peu ambiguës malgré une double explication à plusieurs de mes questions. La ligne de démarcation semble mince entre ce qu’il peut dire et ce qu’il croit mieux de taire.

Le référendum

À la question : pouvez-vous nous confirmer que s’il y a référendum nous perdrons l’école à Val-David?

Monsieur Tarif répond : « Le Centre de services scolaire des Laurentides (CSSL) a pris connaissance de la résolution de la municipalité qui confirme son engagement à céder le terrain pour la construction de la nouvelle école. Il ne revient toutefois pas au CSSL de se prononcer sur la tenue d’un éventuel référendum. »

Nous pouvons donc en déduire que la tenue d’un référendum ne viendra pas interférer dans la position du CSSL. Je ne parle pas ici du résultat du référendum.

Quant au processus de sélection d’un terrain pour la construction d’une nouvelle école, monsieur Tardif le résume comme suit : « le rôle du CSSL se limite à identifier un emplacement potentiel pour la construction d’une école et à soumettre cette proposition à la municipalité. Notre choix de terrain répond à des critères importants en lien avec la sécurité, le bien-être et le potentiel d’épanouissement des élèves. »

Il semble que le fait de construire une école dans un cul-de-sac, ce qui préoccupe plusieurs citoyens, ne soit pas pris en compte dans le critère de la sécurité. Monsieur Tardif confirme qu’un seul terrain a été identifié, celui de La Sapinière et qu’aucune recherche n’a été faite pour évaluer ou comparer d’autres terrains. Cela étant, mentionne-t-il la responsabilité de la municipalité?

Ce dossier ayant traversé plusieurs étapes, dont la première était la construction d’une école de douze classes sur le terrain de la mairie en face de l’école Saint-Jean-Baptiste, plusieurs citoyens et citoyennes seraient restés.es avec l’impression que l’école construite sur les terrains de La Sapinière était de même dimension, alors que plusieurs parlaient d’une école régionale pouvant accueillir entre 500 et 600 élèves. Monsieur Tardif précise : « De plus, le bassin de service d’une école primaire peut englober plusieurs municipalités et n’est pas circonscrit à une délimitation municipale, mais à la capacité de l’école, et pourrait donc être considérée comme régionale. »

Quant aux deux écoles existantes à Val-David soit Saint-Jean-Baptiste et Sainte-Marie, l’école Saint-Jean-Baptiste continuera de recevoir des élèves tandis que l’utilisation de l’école Sainte-Marie est sujette à l’évolution démographique, des réalités et des nouveaux besoins qui pourraient être recensés dans les années futures.

Selon une source présente à la réunion du conseil d’administration du CSSL tenue le 10 février dernier, monsieur Tardif a mentionné à plusieurs reprises que le CSSL voulait le plus beau terrain. À la question : pouvez-vous nous en décrire les critères? Le directeur général du CSSL a expliqué que le choix du terrain de La Sapinière a été déterminé sur la base de considérations touchant son emplacement géographique, sa topographie plane et surtout l’environnement en harmonie avec la nature. La proximité d’une panoplie d’activités possibles, éducatives, sportives ou autres, ainsi que le milieu naturel exceptionnel favorisant le développement global, la sécurité et l’épanouissement des élèves, ont été les éléments qui ont motivé ce choix.

Cependant, si le CSSL désire le plus beau terrain qui soit pour y bâtir une école, il apparaît aussi qu’il ne prend aucune responsabilité dans la capacité de payer des citoyens et s’en remet totalement au bon jugement de la municipalité. Monsieur Tardif précise que le CSSL n’a ni l’expertise ni l’autorité pour commenter les aspects financiers ou fonciers s’y rattachant.

Bien que l’école construite sur le terrain de La Sapinière exigerait des investissements majeurs en infrastructures, il est bon de rappeler que la municipalité refuse de répondre aux questions des citoyens qui veulent en connaître les coûts.

Le directeur général du CSSL termine en affirmant que le projet de construction d’une nouvelle école à Val-David a fait l’objet de consultations publiques et a été appuyé par une majorité. Il ajoute : « Néanmoins, il est primordial de souligner que le CSSL s’est impliqué dans le processus de développement de ce projet en tout respect des citoyens, des règles démocratiques et des encadrements légaux en vigueur ».

À la question : pouvez-vous me dire à quelle consultation citoyenne vous faites référence? Nous n’avons malheureusement pas eu de réponse au moment d’écrire ces lignes.

L’équipe du journal LE ZigZag a fait une recherche dans ce sens et la dernière consultation trouvée est en date du 27 août 2019, alors que la mairesse demandait aux 60 personnes présentes de décrire leur école de rêve.

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